🔦 DOSSIER/HAUT-UELE : Les dessous du naufrage du bac de Bole-Bole — Entre vétusté, sauvetage et régulation de crise

🔦 DOSSIER/HAUT-UELE : Les dessous du naufrage du bac de Bole-Bole — Entre vétusté, sauvetage et régulation de crise
Beach Bolebole bac noyé

BOLE-BOLE – Après l'alerte lancée hier par notre rédaction, de nouveaux éclaircissements viennent lever le voile sur les circonstances exactes de l'incident qui paralyse partiellement la traversée sur la rivière Nepoko. Si le soulagement est de mise concernant l'absence de victimes, l'organisation de la traversée de secours et l'état de l'infrastructure soulèvent des questions de fond.

🚫 Zéro victime, mais un avertissement sérieux

La nouvelle a été confirmée ce matin par notre correspondant sur place : l’incident, survenu mardi dernier, n'a entraîné aucun accident, ni blessure, ni perte en vies humaines. Le bac a coulé alors qu'il était vide, évitant ainsi ce qui aurait pu être une catastrophe humanitaire si l'engin avait sombré en pleine charge.

⛴️ Une traversée à deux vitesses : La solidarité du second bac

Bac servant à traverser les gros camions-citernes à Bolebole

Actuellement, la traversée n'est paralysée que d'un côté. Pour pallier l'absence du bac principal, le second engin — habituellement réservé aux convois exceptionnels et aux produits inflammables — a été réquisitionné pour assurer le service minimum.

Ce bac, conçu pour supporter les gros camions-citernes, les remorques et les engins lourds de type Petroleum Danger, sert désormais de pont de fortune pour la population. Une régulation stricte a été mise en place pour éviter tout nouveau drame :

  • Priorité aux piétons : Les personnes et leurs biens sont traversés séparément.
  • Sécurité renforcée : Aucun passager civil n'est autorisé sur le bac au même moment que les engins lourds.
  • Gestion du flux : Selon notre correspondant, les gros camions ne devraient être autorisés à traverser que durant la soirée, afin de libérer la voie pour les citoyens durant la journée.

🛠️ Les causes : Chocs rocheux et usure du temps

Selon un responsable du poste de péage ayant requis l'anonymat, le naufrage est dû à deux facteurs majeurs :

  1. Les chocs mécaniques : Les contacts répétés avec les rochers du lit de la rivière ont fini par trouer la coque.
  2. La vétusté avancée : « L'engin a vieilli. Malgré les millions de CDF que cette traversée génère quotidiennement, la Province devrait être en mesure d'acheter des bacs neufs », déplore notre source.

🔧 Opération de sauvetage en cours

Comme en témoignent les images rapportées par notre correspondant, une équipe technique est à pied d'œuvre. La stratégie consiste à extraire le bac de l'eau, le renverser sur la terre ferme et souder les parties perforées. « On va colmater les brèches pour que l'engin retrouve vite sa capacité », confie un technicien, bien que la durée exacte des travaux reste évasive.

Si la régulation actuelle entre piétons et poids lourds est louable, elle ne reste qu'un palliatif. Le bac de Bole-Bole a régulièrement montré ses limites par des pannes répétitives. L'Exécutif Provincial est face à ses responsabilités : la rentabilité de ce poste de péage justifie amplement l'acquisition d'un équipement moderne pour sécuriser durablement ce maillon essentiel de l'économie du Haut-Uele.

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