ISIRO : Le choc et l'indignation après le viol d'une mineure et d'une mère à Mendambo
La ville d’Isiro, autrefois oasis de paix sous le patronage spirituel de la Bienheureuse Anoalite Nengapeta, fait face à une montée inquiétante de l’insécurité. Dans la nuit du 3 au 4 février, l’avenue Somana, dans la commune de Mendambo, a été le théâtre d’une barbarie sans nom : une fillette de 11 ans et une femme d'une cinquantaine d'années ont été victimes de viols.
Une nuit de terreur en plein quartier
Alors que les patrouilles mixtes FARDC-PNC sillonnent la ville, des malfrats ont réussi à opérer dans la commune de Mendambo aux environs de 2h du matin. Le mode opératoire décrit par les victimes témoigne d'une cruauté inouïe.
La première victime, une fillette de 11 ans, se trouvait seule dans la maison, sa sœur aînée étant de garde dans une structure médicale. Menacée de mort, elle a été violée pendant qu'un complice montait la garde à la porte. Plus tragique encore, une mère de famille d'une cinquantaine d'années a été traînée hors de son domicile pour subir le même sort quelques rues plus loin, avant d'être froidement sommée par ses agresseurs de "rentrer chez elle".
Des « frères en Christ » pointés du doigt
L'aspect le plus choquant de cette affaire réside dans l'identité présumée des auteurs. Selon les témoignages recueillis, la jeune victime a formellement reconnu ses agresseurs : il s'agirait de jeunes fréquentant la même église qu'elle, l'Assemblée des Saints.
Malgré le scepticisme initial de sa mère, la fillette a maintenu ses accusations. C’est lors d’une confrontation improvisée à l’église — où les suspects préparaient un concert nocturne — que l'identification a été confirmée. Grâce à l'intervention des patrouilleurs qui escortaient déjà la seconde victime, les deux suspects ont été appréhendés sur les lieux.
Le "règlement de comptes" : une justification atroce
L'enquête, actuellement en cours au Parquet de Grande Instance d'Isiro, révèle des mobiles révoltants. Selon les premières déclarations des prévenus, cet acte odieux serait un "règlement de comptes". Ils auraient agi pour se venger d'un cousin de la fillette qui aurait autrefois engrossé leur propre sœur avant de prendre la fuite.
Une justification qui soulève une vague d'indignation au sein de la communauté : comment une querelle familiale peut-elle conduire à la destruction de la vie d'une enfant de 11 ans ?
Un climat d'insécurité qui perdure
Ce drame relance le débat sur l'efficacité des mesures sécuritaires à Isiro. Malgré la présence des services de sécurité, le sentiment de vulnérabilité grandit au sein des ménages. La déliquescence des valeurs morales, où l'abominable semble devenir la norme, interpelle tant les autorités que les chefs religieux et les parents.
Nous restons mobilisé pour suivre l'évolution de ce dossier au Parquet. La population attend que justice soit faite pour que l'image de paix de notre ville ne soit plus souillée par une telle cruauté.
✍️ Rédaction Isiro Yetu